Sur les routes de France

La France au rythme de Léon

On rêve souvent de partir loin, alors qu’il reste tant de choses à découvrir juste à côté de chez nous.

De la Bretagne aux Alpes, des îles de l’Atlantique aux villages alsaciens, des Pyrénées au nord de la France, Léon nous a déjà emmenés sur pas mal de routes. Certaines pour quelques jours, d’autres pour de vrais road trips.

Nous avons regroupé ici quelques-unes de nos escapades et de nos coups de cœur, sans chercher à tout raconter ni à établir un classement.

Et surtout, cette page n’a pas vocation à être terminée. Léon continue de prendre la route et, au fil de nos voyages, de nouvelles régions, de nouveaux paysages et de nouveaux coups de cœur viendront naturellement s’y ajouter. ❤️

Carte illustrée de nos voyages en France avec Léon
Bretagne

Nos escapades en France

Bretagne

Une région que nous connaissons bien et où nous revenons toujours avec plaisir : remparts, falaises, presqu’îles sauvages et petites îles au bout du monde.

Saint-Malo et ses remparts

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❤️ Saint-Malo — forcément à part

Saint-Malo, ce n’est pas vraiment une destination de voyage pour moi. C’est ma ville. J’ai grandi dans un petit village à une quinzaine de kilomètres, mais une grande partie de ma jeunesse s’est passée ici.

Mon collège, mon lycée, mes amis, mes sorties et mes balades… et probablement quelques-uns de mes 400 coups aussi ! 😇 Saint-Malo, ce sont également mes cours d’EPS sur les remparts, les baignades dans la piscine de mer et cette fameuse Saint-Ouine, la fête foraine que nous attendions avec impatience chaque année.

Saint-Malo est pourtant bien plus que mes souvenirs. Derrière ses remparts se cache l’ancienne cité corsaire, tournée vers la mer depuis des siècles. C’est d’ici que Jacques Cartier partit au XVIᵉ siècle pour ses voyages vers le Canada, et la ville fut aussi le port de célèbres corsaires comme Robert Surcouf. Presque entièrement détruite lors des combats de 1944, la cité intra-muros fut ensuite reconstruite avec le souci de préserver son caractère historique. Les remparts permettent aujourd’hui d’en faire le tour avec, d’un côté, les toits de la vieille ville et, de l’autre, la mer, les plages et les îlots accessibles à marée basse.

Alors forcément, lorsque Léon nous ramène à Saint-Malo aujourd’hui, je ne regarde pas la ville comme une simple visiteuse. Derrière les remparts, les plages et les rues que les voyageurs découvrent, je retrouve des morceaux de mon enfance et de ma jeunesse, jusqu’au quartier de Solidor, où vivaient mes arrière-grands-parents.

Saint-Malo, c’est toute une partie de ma vie. ❤️

La pointe de Pen-Hir sur la presqu’île de Crozon

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❤️ Crozon — on ne s’en lasse pas

La presqu’île de Crozon, nous y sommes déjà allés plusieurs fois et, à chaque fois, c’est la même chose : on trouve cet endroit absolument magnifique.

La presqu’île de Crozon s’avance entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez, au cœur du Parc naturel régional d’Armorique. Falaises, landes, criques aux eaux parfois turquoise et longues plages composent un littoral particulièrement sauvage. Parmi ses sites emblématiques, la pointe de Pen-Hir domine la mer d’Iroise avec, dans son prolongement, les célèbres Tas de Pois, impressionnants rochers dressés dans l’océan. Plus au sud, le cap de la Chèvre offre lui aussi de superbes panoramas, tandis que Morgat apporte une ambiance plus balnéaire avec son port et sa plage.

Pen-Hir a d’ailleurs une place particulière dans nos souvenirs. Pour le réveillon du Nouvel An 2019, nous avions dormi avec Léon presque seuls face à ce décor incroyable. Seul un van, installé à quelques centaines de mètres, partageait les lieux avec nous. Une drôle de façon de commencer l’année, mais exactement comme on les aime.

Et nous avons remis ça pour le passage à 2026, cette fois avec des amis qui avaient loué un petit appartement sur place. Autre ambiance, mais toujours ce même plaisir de revenir à Crozon.

Entre les paysages, les falaises, les petites routes, les balades et les villages, Crozon fait partie de ces endroits où nous savons déjà que nous retournerons. ❤️

L’île de Molène en Bretagne

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❤️ Molène — une journée au bout du monde

Le 31 décembre 2024, nous avons laissé Léon sur le continent pour embarquer depuis Le Conquet et passer la journée sur l’île de Molène.

Petite île de l’archipel de Molène, au large du Finistère, Molène se trouve au cœur de la mer d’Iroise, entre Le Conquet et Ouessant. À peine plus d’un kilomètre de long, assez plate et presque dépourvue d’arbres, elle se découvre facilement à pied. Ici, pas de grandes routes ni de paysages aménagés : des maisons regroupées autour du bourg, des landes, des plages de sable clair et une mer aux couleurs parfois étonnamment turquoise. Tout autour s’étend le Parc naturel marin d’Iroise, un environnement exceptionnel notamment connu pour ses oiseaux marins et ses colonies de phoques gris.

L’île est aussi profondément liée à la mer et à la tradition de ses sauveteurs en mer. Et côté spécialité locale, difficile de passer à côté de la fameuse saucisse de Molène !

Nous avons également découvert un bar-restaurant repris par un jeune couple, entièrement rénové avec beaucoup de goût. Ils proposent même quelques chambres, plutôt précieuses sur une île où les hébergements restent rares. Et en plus, ils sont adorables.

Après cette journée au calme, retour vers Le Conquet… avec une mer nettement plus agitée qu’à l’aller. Histoire de terminer l’année avec un peu de mouvement ! 😅

Molène nous a séduits par sa simplicité, son côté sauvage et cette impression d’avoir mis le quotidien entre parenthèses le temps d’une journée. ❤️

Atlantique & îles

Entre océan, îles et marais

Atlantique & îles

Des pistes cyclables de l’Île de Ré aux plages vendéennes, jusqu’aux canaux paisibles du Marais poitevin : ici, on voyage souvent au rythme de l’eau.

L’Île de Ré et ses paysages atlantiques

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❤️ Île de Ré — à vélo !

Reliée au continent par son célèbre pont, l’Île de Ré s’étire au large de La Rochelle entre plages, dunes, marais salants et petits ports. Ses villages aux maisons blanches et volets colorés, ses nombreuses pistes cyclables et ses paysages très plats en font une destination particulièrement agréable à parcourir à vélo.

Nous connaissions déjà l’île, mais cette escapade d’automne 2021 nous a permis de vraiment en profiter à notre façon : Léon posé à La Couarde-sur-Mer et les vélos sortis dès que possible.

De Saint-Martin-de-Ré à La Flotte, de Loix à Ars-en-Ré, jusqu’au phare des Baleines, nous avons enchaîné les kilomètres entre océan, villages, ports et marais salants. Et même une chaîne de vélo qui saute n’aura pas réussi à nous arrêter ! 😅

Nous avons particulièrement aimé Saint-Martin et ses fortifications, les ruelles et le panorama depuis le clocher, le petit port de La Flotte, Ars-en-Ré et son célèbre clocher, mais aussi les parcours plus sauvages à travers les marais et le Fier d’Ars.

Et puis l’Île de Ré, c’est aussi tout ce qu’on aime en voyage : un marché le matin, une terrasse au soleil, une galette au déjeuner, une plage où poser les vélos et marcher les pieds dans l’eau… avant de rentrer tranquillement retrouver Léon.

L’Île de Ré fait partie de ces endroits où le vélo devient presque une évidence : on pédale, on s’arrête quand quelque chose nous plaît… puis on repart jusqu’au prochain coup de cœur. 🚲🌊❤️

Saint-Jean-de-Monts et la côte vendéenne

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❤️ Saint-Jean-de-Monts — notre parenthèse iodée

Sur la côte vendéenne, Saint-Jean-de-Monts est entourée de longues plages de sable, de dunes, de forêt et de marais. Ce paysage très plat, parcouru par de nombreuses pistes cyclables, en fait une destination particulièrement agréable à découvrir à vélo.

Saint-Jean-de-Monts, c’est souvent une destination de week-end pour nous. Pas besoin de partir loin ni de prévoir un grand programme : on pose Léon, on sort les vélos — ou le vélo pour l’un et la trottinette pour l’autre — et on profite.

On aime rejoindre le remblai, pousser jusqu’à la plage des Demoiselles, passer par l’avenue de la Mer puis quitter l’ambiance balnéaire pour rentrer tranquillement à travers la forêt.

Lors d’un de nos séjours, nous pensions nous installer près de la thalasso… fermée à cette période. Nous nous sommes finalement rabattus sur l’aire du Repos des Tortues et, comme souvent en voyage, le plan B s’est révélé être une très bonne surprise.

Saint-Jean-de-Monts, c’est notre petite parenthèse iodée : proche, facile, sans programme et parfaite pour recharger les batteries… celles de Léon comme les nôtres. 🌊🚲🌲

Le Marais poitevin et ses canaux

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❤️ Marais poitevin — au rythme de l’eau

Façonné par des siècles d’aménagements, le Marais poitevin forme un vaste territoire de canaux, de prairies et de terres gagnées sur l’eau. Sa partie la plus connue, le marais mouillé surnommé la « Venise Verte », se découvre particulièrement bien à pied, à vélo ou en barque.

De Marans à Damvix, puis Maillezais, Coulon, La Garette et jusqu’à Niort à vélo, nous avons parcouru les petites routes, les chemins de halage et les conches qui dessinent ce paysage si particulier. Ici, pas besoin de courir : on avance au rythme de l’eau.

À Damvix, nous avons alterné les balades à vélo le long de la Sèvre, les promenades de pont en pont et une sortie en barque pour mieux découvrir le marais mouillé. Nous avons même gonflé notre canoë pour partir seuls explorer les conches, au ras de l’eau et dans un calme incroyable.

Le Marais poitevin, c’est aussi tout un patrimoine. Nous avons découvert les impressionnants vestiges de l’abbaye de Maillezais, puis Coulon et les villages typiques comme La Garette, avec ses maisons de pierre alignées le long de son unique rue.

Et puis il y a tous ces petits moments qui font nos voyages : un café au bord de la Sèvre, une crêpe sur la route de Niort, un dîner au soleil couchant dans la cour de l’ancienne école de filles de Damvix… avant de retrouver Léon.

Le Marais poitevin nous a surtout appris qu’ici, le meilleur moyen de voyager est peut-être simplement de ralentir : suivre un canal, prendre un chemin qui nous tente et voir où il nous mène. 🌿🚲🛶❤️

Normandie & Nord

Entre histoire et grands horizons

Normandie & Nord

Des grandes marées du Mont-Saint-Michel aux lieux de mémoire de Normandie, jusqu’aux vastes paysages de la Baie de Somme : une route entre patrimoine, histoire et littoral.

Le Mont-Saint-Michel et sa baie

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❤️ Mont-Saint-Michel — toujours aussi magique

Dressé au milieu de sa baie, le Mont-Saint-Michel est l’un de ces endroits que l’on reconnaît avant même d’y être allé. Son histoire religieuse remonte au début du VIIIᵉ siècle et, au fil des siècles, sanctuaire, abbaye et village se sont développés autour du rocher. L’abbaye, perchée à son sommet, mêle aujourd’hui plusieurs siècles d’architecture médiévale.

Le Mont et sa baie sont aussi indissociables des marées. Lorsque les coefficients sont importants, la mer revient rapidement autour du rocher et transforme complètement le paysage. La baie est d’ailleurs inscrite avec le Mont-Saint-Michel au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour moi, le Mont-Saint-Michel est aussi un souvenir beaucoup plus ancien. J’y étais venue en sortie scolaire lorsque j’étais en CM2 et j’avais réalisé un dessin du Mont qui avait ensuite été affiché dans la classe. Autant dire que revenir ici bien des années plus tard avec Léon avait une petite saveur particulière.

Nous avons retrouvé les ruelles qui grimpent vers l’abbaye, les escaliers, les remparts et ces points de vue incroyables sur la baie qui changent avec la lumière et la marée.

Et puisqu’on était au Mont-Saint-Michel, difficile de ne pas céder à l’institution locale : l’omelette de la Mère Poulard. Une expérience à faire au moins une fois… même si l’addition, elle aussi, atteint quelques sommets ! 😂

Le Mont-Saint-Michel fait partie de ces lieux très connus qui réussissent malgré tout à nous impressionner à chaque retour. 🏰🌊❤️

Les plages du Débarquement en Normandie

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❤️ Plages du Débarquement — marcher dans l’Histoire

Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent sur les côtes normandes lors de l’opération Overlord. Cinq plages principales sont alors concernées : Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword. Aujourd’hui encore, tout le littoral porte les traces de cet épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale.

Notre parcours nous a menés de Sainte-Mère-Église aux plages, en passant par la Pointe du Hoc, Arromanches, Pegasus Bridge et plusieurs lieux de mémoire. À chaque étape, les musées, les vestiges et les paysages permettent de mieux comprendre l’ampleur de ce qui s’est joué ici.

À Sainte-Mère-Église, le village est indissociable de l’histoire des parachutistes américains. Plus loin, Utah Beach et Omaha Beach offrent aujourd’hui des paysages très paisibles, ce qui rend le contraste avec leur histoire encore plus saisissant.

La Pointe du Hoc, prise par les Rangers américains, conserve encore de nombreux vestiges des fortifications allemandes. À Arromanches, les restes du port artificiel construit après le Débarquement sont encore visibles au large et racontent un autre aspect, très concret, de l’organisation logistique alliée.

Nous avons aussi visité le cimetière américain de Colleville-sur-Mer et le cimetière militaire allemand de La Cambe. Deux lieux très différents, mais qui invitent chacun à mesurer le poids humain de cette histoire.

Enfin, Pegasus Bridge rappelle l’importance des opérations aéroportées menées dans les premières heures du Débarquement afin de sécuriser des points stratégiques avant l’arrivée des troupes sur les plages.

Ce voyage en Normandie nous a surtout donné envie de prendre le temps : lire, comprendre, relier les lieux entre eux et regarder ces paysages avec un autre regard. 🇫🇷🌊

La Baie de Somme et son littoral

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❤️ Baie de Somme — entre terre et mer

Entre falaises, plages de galets, prés salés et immenses étendues découvertes à marée basse, la Baie de Somme offre des paysages qui changent constamment avec la lumière et les marées. C’est aussi l’un des grands sites naturels du littoral français, particulièrement réputé pour ses oiseaux et ses colonies de phoques.

Nous avons commencé du côté de Cayeux-sur-Mer avant de rejoindre la pointe du Hourdel. C’est ici, à l’entrée de la baie, que l’on peut observer les phoques qui viennent se reposer sur les bancs de sable à marée basse. Jumelles recommandées : on les regarde de loin et on leur laisse leur tranquillité. 🦭

Saint-Valery-sur-Somme nous a séduits par son port, ses quais, ses petites rues et sa ville haute. C’est aussi l’un des points de départ du Chemin de fer de la Baie de Somme, dont les petits trains historiques permettent de rejoindre notamment Le Crotoy en longeant la baie.

Évidemment, nous n’avons pas résisté au petit train à vapeur. Une façon plutôt originale de traverser les paysages, à un rythme qui va parfaitement bien avec l’endroit : ici, inutile d’être pressé.

De l’autre côté de la baie, Le Crotoy offre encore une ambiance différente, avec son port et sa grande plage. Plus au nord, le parc du Marquenterre, au cœur de la réserve naturelle, constitue un formidable territoire pour observer les oiseaux migrateurs.

Nous avons ensuite prolongé la route vers la baie d’Authie, Berck et la Côte d’Opale. Une belle manière de poursuivre progressivement vers le nord, toujours avec la mer comme fil conducteur.

La Baie de Somme fait partie de ces endroits où le paysage n’est jamais tout à fait le même : la mer avance, se retire, la lumière change… et nous donne surtout envie de rester encore un peu. 🌊🦭❤️

Loire & Centre

Châteaux, villages et petites routes

Loire & Centre

Des grands châteaux de la Renaissance aux paysages beaucoup plus sauvages des Alpes Mancelles, une région où l’Histoire accompagne presque chaque détour.

Le château de Chambord dans la vallée de la Loire

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❤️ Châteaux de la Loire — quelques siècles d’Histoire

Difficile de parcourir la vallée de la Loire sans croiser un château. Forteresses médiévales, demeures royales et grands palais de la Renaissance racontent plusieurs siècles d’histoire de France. Nous en avons découvert beaucoup au fil de nos escapades : Chinon, Loches, Blois, Amboise, Chenonceau, Cheverny, Azay-le-Rideau, Langeais, Brézé… et bien sûr Chambord.

Chambord est probablement le plus spectaculaire. François Ier ordonne sa construction en 1519, en pleine Renaissance française. Avec ses tours, ses cheminées, ses terrasses et sa silhouette immédiatement reconnaissable, le château était aussi une formidable démonstration du pouvoir du jeune roi.

Et puis il y a son incroyable escalier à double révolution, organisé autour de deux rampes qui s’enroulent l’une autour de l’autre : deux personnes peuvent monter ou descendre en même temps, s’apercevoir… sans forcément se croiser.

Sa conception est traditionnellement associée à Léonard de Vinci, que François Ier avait invité en France quelques années auparavant. Le maître italien meurt en 1519, quelques mois avant le début effectif des travaux de Chambord, mais ses recherches et ses dessins présentent plusieurs principes que l’on retrouve dans le château. Le Domaine de Chambord considère ainsi son influence comme particulièrement importante dans la conception du projet.

Mais la Loire ne se résume évidemment pas à Chambord. Chenonceau semble posé sur le Cher, Chinon et Loches rappellent davantage l’époque des forteresses, tandis qu’Amboise, Blois ou Azay-le-Rideau offrent encore d’autres visages de cette incroyable concentration de patrimoine.

Nous avons aussi aimé quitter les châteaux pour suivre la Loire, passer par Candes-Saint-Martin, traverser les vignobles de Bourgueil et de Chinon ou découvrir les étonnantes galeries creusées dans le tuffeau, notamment lors de la visite d’une champignonnière.

Dans la vallée de la Loire, on peut venir pour un château et finir par en visiter cinq… Il faut dire qu’ici, l’Histoire a une fâcheuse tendance à se trouver juste au prochain virage. 🏰❤️

Des Alpes Mancelles au Bocage normand

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❤️ Des Alpes Mancelles au Bocage normand

À cheval entre Sarthe, Mayenne et Orne, ce territoire offre un joli mélange de vallées encaissées, de forêts, de villages de caractère et de petites cités chargées d’histoire. Les Alpes Mancelles doivent leur nom à leur relief escarpé, plutôt inattendu dans cette partie de l’Ouest de la France. Rien à voir évidemment avec les Alpes… mais suffisamment de relief pour avoir mérité le surnom !

Autour de Saint-Léonard-des-Bois, la Sarthe serpente entre les collines boisées et les escarpements rocheux. Plus au nord, le mont des Avaloirs constitue le point culminant du Massif armoricain et offre un tout autre visage de cette région que l’on imagine souvent beaucoup plus plate.

Notre route nous a aussi conduits vers Sainte-Suzanne, superbe cité médiévale installée sur son éperon rocheux, puis vers les grottes de Saulges. Nous aimons particulièrement ces itinéraires où les paysages et le patrimoine alternent sans avoir besoin d’enchaîner les kilomètres.

En remontant vers l’Orne, l’ambiance change progressivement. Lassay-les-Châteaux et son impressionnante forteresse médiévale marquent une belle transition avant de rejoindre Bagnoles-de-l’Orne, station thermale nichée au cœur de la forêt des Andaines.

Et puis il y a Domfront, dans le Bocage normand. Perchée sur un promontoire, l’ancienne cité médiévale conserve les vestiges de son château, de vieilles maisons et des ruelles qui donnent immédiatement envie de laisser Léon tranquille pour continuer la découverte à pied.

Des Alpes Mancelles au Bocage normand, nous avons surtout aimé cette succession de petites découvertes : un village, une forêt, une forteresse, un point de vue… et cette impression qu’il suffit parfois de suivre les petites routes pour trouver de très belles surprises. 🌿🏰🚐❤️

Montagnes

Prendre un peu de hauteur

Montagnes

Des sommets alpins aux volcans d’Auvergne, jusqu’aux reliefs des Pyrénées : des routes qui grimpent, des paysages qui s’ouvrent et, forcément, quelques virages de plus pour Léon.

Paysages de montagne dans les Alpes

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❤️ Les Alpes — de lac en col, toujours plus haut

Les Alpes françaises offrent une incroyable succession de paysages : grands lacs, alpages, cols, massifs calcaires et sommets qui dépassent largement les 3 000 mètres. Et ce que nous aimons ici, c’est justement passer d’un univers à l’autre au fil de la route.

Nous avons ainsi longé le lac du Bourget, traversé le massif des Bauges, rejoint le plateau des Glières puis La Clusaz et le massif des Aravis, avec le lac des Confins et le col de la Croix-Fry. Plus loin, Megève, Sixt-Fer-à-Cheval et la cascade du Rouget nous ont encore offert d’autres visages de la montagne.

Le plateau des Glières apporte aussi une dimension historique à ces paysages. Haut lieu de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, il est aujourd’hui associé à la mémoire des résistants qui s’y regroupèrent durant l’hiver 1944. Un lieu où le paysage et l’Histoire sont particulièrement liés.

Annecy est évidemment une étape à part, avec son lac entouré de montagnes et sa vieille ville traversée par les canaux. Nous avons aussi découvert Conflans, ancienne cité fortifiée dominant Albertville, avant de poursuivre vers des massifs beaucoup plus sauvages.

La Chartreuse nous a conduits jusqu’aux environs de la Grande Chartreuse, tandis que le Vercors nous a offert ses routes spectaculaires, notamment dans les gorges de la Bourne. Ce massif porte lui aussi profondément la mémoire de la Résistance, particulièrement autour de Vassieux-en-Vercors.

À Vassieux, nous avons également retrouvé un univers que nous aimons beaucoup : celui du biathlon. Et comme regarder les montagnes ne nous suffit manifestement pas toujours, nous avons aussi testé la trottinette tout-terrain. 😄

Puis la route nous a emmenés vers le col du Rousset et progressivement vers des paysages plus méridionaux, jusqu’à Nyons. C’est aussi ce que nous aimons dans les Alpes : quelques dizaines de kilomètres peuvent suffire pour changer complètement d’ambiance.

Dans les Alpes, nous avons rarement envie d’aller au plus vite. Entre un lac, un col, une cascade, un village ou simplement un panorama qui nous oblige à nous arrêter, la montagne se charge très bien de ralentir Léon à notre place. ⛰️🚐❤️

Paysages du Massif central et volcans d’Auvergne

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❤️ Massif central — volcans, lacs et grands espaces

Le Massif central occupe une immense partie du cœur de la France et rassemble des paysages très différents : plateaux, vallées, anciens volcans, grands espaces d’altitude et lacs. C’est justement cette diversité qui nous a donné envie de le parcourir sans chercher à suivre une route trop précise.

Du plateau de Millevaches et du lac de Vassivière, nous avons rejoint l’Auvergne et la chaîne des Puys. Cet alignement de volcans endormis, dominé par le puy de Dôme, constitue l’un des paysages les plus caractéristiques de la région. La chaîne des Puys et la faille de Limagne sont d’ailleurs inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous avons découvert cet univers volcanique à Vulcania avant de prendre davantage de hauteur. Le puy de Dôme offre évidemment un panorama exceptionnel, tandis que notre balade vers le puy Pariou nous a laissé un souvenir un peu plus mouvementé : la montagne avait manifestement décidé d’ajouter un bel orage au programme ! 😅

Autour des lacs d’Aydat et Chambon, de Saint-Nectaire, du Mont-Dore et du massif du Sancy, les paysages changent encore. Puis viennent Besse et le lac Pavin, installé dans un ancien cratère : autant d’endroits où nous avons surtout envie de nous arrêter, marcher et prendre le temps.

Plus au sud, le Cantal offre une montagne différente, façonnée par les vestiges d’un immense volcan. Salers, avec ses maisons de pierre sombre, puis le puy Mary et ses panoramas spectaculaires font partie de ces étapes qui donnent toute leur dimension aux grands espaces du Massif central.

Notre route s’est également poursuivie en Haute-Loire, avec Le Puy-en-Velay et son étonnant paysage de pitons volcaniques, puis vers le mont Mézenc et le mont Gerbier-de-Jonc, connu notamment comme l’un des lieux où prennent naissance les sources de la Loire.

Enfin, l’Aubrac nous a offert encore une autre ambiance : de vastes plateaux, des pâturages à perte de vue, Laguiole et ces petites routes où l’on peut rouler longtemps en ayant parfois l’impression d’être seuls au monde.

Le Massif central, c’est finalement plusieurs voyages en un : des volcans, des lacs, des villages, de grands plateaux et beaucoup d’espace. Exactement le genre de territoire où Léon aime prendre les chemins de traverse. 🌋⛰️🚐❤️

Paysages des Pyrénées-Orientales

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❤️ Pyrénées-Orientales — des sommets à la Méditerranée

Dans les Pyrénées-Orientales, les paysages changent à une vitesse étonnante. En quelques dizaines de kilomètres, on passe des hauts plateaux et des cols pyrénéens à la plaine du Roussillon, puis à la Méditerranée. C’est justement ce contraste qui nous a le plus marqués au fil de la route.

Nous sommes arrivés par le col de Puymorens avant de rejoindre Font-Romeu et Odeillo, connu pour son immense four solaire. Ici, l’altitude, la lumière et l’air très sec ont façonné un paysage de montagne très différent de celui des Alpes ou du Massif central.

Plus bas, Villefranche-de-Conflent est une étape incontournable. Cette ancienne cité fortifiée, renforcée au XVIIᵉ siècle dans le cadre du système défensif conçu sous Vauban, conserve encore ses remparts impressionnants. Au-dessus du village, le fort Libéria complète l’ensemble et rappelle l’importance stratégique de cette vallée.

Nous avons ensuite poursuivi vers Vernet-les-Bains, Prades et Eus, avant de découvrir les étonnantes Orgues d’Ille-sur-Têt. Ces formations naturelles sculptées par l’érosion donnent au paysage des allures presque irréelles.

En descendant encore, l’ambiance devient de plus en plus méditerranéenne. Thuir, Céret puis Argelès-sur-Mer marquent vraiment ce passage de la montagne vers la mer, avec une identité catalane très présente dans l’architecture, les traditions et la gastronomie.

Enfin, la forteresse de Salses vient refermer la boucle côté patrimoine. Construite à la fin du XVe siècle par les Rois Catholiques espagnols, elle occupait une position stratégique majeure entre les royaumes de France et d’Aragon.

Ce que nous retenons surtout des Pyrénées-Orientales, c’est cette impression de traverser plusieurs mondes dans un même voyage : la montagne, les villages fortifiés, les paysages catalans, puis soudain la Méditerranée. ⛰️☀️🌊❤️

Est de la France

Entre vignobles, montagnes et villages

Est de la France

Villages alsaciens, sommets vosgiens et paysages du Jura : un Est de la France plein de caractère, où patrimoine, nature et gourmandise font plutôt bon ménage.

Villages et paysages d’Alsace

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❤️ Alsace — colombages, vignobles et châteaux

Entre le Rhin et le massif des Vosges, l’Alsace possède une identité immédiatement reconnaissable. Maisons à colombages, villages fleuris, vignobles accrochés aux premiers reliefs et clochers ponctuent une région dont l’histoire a longtemps été liée à sa position entre les mondes français et germanique.

Strasbourg et sa cathédrale, Colmar et ses canaux, Obernai, Kaysersberg et les nombreux villages de la Route des vins offrent déjà largement de quoi multiplier les étapes. Et comme souvent, nous aimons autant les incontournables que les petites routes qui permettent de passer tranquillement d’un village à l’autre.

Impossible également de parler de l’Alsace sans évoquer le Haut-Koenigsbourg. Édifié au Moyen Âge sur un éperon rocheux dominant la plaine d’Alsace, le château est détruit au XVIIᵉ siècle puis abandonné pendant plus de deux cents ans.

À la fin du XIXᵉ siècle, alors que l’Alsace appartient à l’Empire allemand, les ruines sont offertes à l’empereur Guillaume II. Celui-ci confie leur restauration à l’architecte Bodo Ebhardt. Entre 1900 et 1908, le château est ainsi largement reconstruit pour lui redonner l’apparence d’une forteresse de la fin du Moyen Âge. Aujourd’hui, la visite permet autant de découvrir l’architecture médiévale que cette étonnante histoire de restauration.

Nous avons aussi aimé une Alsace plus tranquille : Haguenau et sa grande forêt, les villages viticoles, les balades au milieu des vignes et ces bonnes adresses découvertes en chemin où l’étape finit parfois par durer un peu plus longtemps que prévu. 😄

Et puis il y a forcément la gastronomie : vins d’Alsace, tartes flambées, spécialités locales… Dans cette région, les découvertes ne se font clairement pas uniquement avec les chaussures de marche !

L’Alsace fait partie de ces régions où nous revenons volontiers : pour ses villages, son patrimoine, ses paysages et cette ambiance si particulière que l’on retrouve presque immédiatement en arrivant. 🍇🏰❤️

Paysages et montagnes du Jura

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❤️ Jura — une très belle surprise

Le massif du Jura s’étire le long de la frontière suisse et offre une montagne très différente des Alpes : des reliefs plus doux, de grandes forêts, des plateaux, des lacs et des vallées encaissées. Une région que nous connaissions finalement assez peu et qui s’est révélée être une très belle surprise.

Notre découverte a commencé du côté de Villers-le-Lac et du Saut du Doubs. La rivière marque ici une partie de la frontière franco-suisse avant de s’enfoncer dans des gorges impressionnantes. Nous l’avons découverte en bateau, dans un paysage superbe, avec même quelques chamois aperçus en chemin.

Nous avons ensuite poursuivi vers Morteau, Pontarlier et les lacs jurassiens, avant de prendre progressivement de l’altitude. À Chaux-Neuve, puis aux Rousses, le décor devient franchement montagnard et rappelle combien les sports nordiques font partie de l’identité de la région.

Le Fort des Rousses nous a réservé une découverte assez inattendue. Cette immense forteresse militaire du XIXᵉ siècle abrite aujourd’hui dans ses caves des milliers de meules de Comté qui y poursuivent leur affinage. Comme reconversion, difficile de faire plus jurassien ! 🧀

Et forcément, nous ne pouvions pas passer à côté du stade des Tuffes. Quand on aime le biathlon, découvrir ce site nordique et son immense tremplin de saut à ski donne tout de suite une autre dimension à l’étape.

Nous avons également poursuivi vers Saint-Claude, au cœur du Haut-Jura, puis La Pesse et les petites routes du sud du massif. Forêts, combes et grands espaces se succèdent avec cette impression permanente d’être loin des grands axes.

Le Jura a été l’une des très belles surprises de ce voyage. Nous y étions venus curieux ; nous en sommes repartis avec surtout une certitude : il faudra revenir. 🌲⛰️🧀❤️

Route des Crêtes et paysages des Vosges

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❤️ Vosges — sur la Route des Crêtes

Le massif des Vosges forme une longue barrière montagneuse entre la Lorraine et la plaine d’Alsace. Ici, pas de sommets vertigineux, mais des forêts immenses, des lacs, des vallées profondes et ces fameux « ballons » aux sommets arrondis qui donnent au paysage toute sa personnalité.

Nous avons découvert Épinal puis Saint-Dié-des-Vosges avant de rejoindre les reliefs du massif. Peu à peu, les routes grimpent, les forêts s’épaississent et le décor change complètement.

Depuis Munster, nous avons rejoint le col de la Schlucht puis emprunté la célèbre Route des Crêtes. Créée pendant la Première Guerre mondiale pour permettre les déplacements sur les hauteurs du massif, elle est aujourd’hui l’une des plus belles routes panoramiques des Vosges.

Elle déroule ses kilomètres entre forêts, chaumes d’altitude et panoramas ouverts sur les vallées. Par beau temps, certains points de vue portent très loin et donnent une vraie sensation de grands espaces.

Au Markstein, nous avons troqué Léon contre quelque chose d’un peu plus joueur : une luge sur rail ! Comme quoi, il n’y a vraiment pas d’âge pour faire les fous… et nous n’allions certainement pas laisser passer l’occasion. 😄

La route nous conduit aussi vers le Grand Ballon, point culminant du massif des Vosges à 1 424 mètres d’altitude. Une montagne accessible, verdoyante et très différente des Alpes que nous venions de parcourir.

Entre forêts, sommets arrondis et Route des Crêtes, les Vosges nous ont offert une très belle dernière étape avant de retrouver les villages alsaciens. Et avec une descente en luge au passage, forcément, on valide ! 🌲⛰️❤️